
Il y a ces chansons, ces mélodies ancrées en nous, toujours là pour nous rappeler que la souffrance et la peine ne se tiennent jamais très éloignées. La rue, la pluie, les doigts qui roulent sur le iPod et qui appuient fébrilement réclamant, avec peur, des mots, des voix, des sons, et l'on donne des larmes en échange. Pour consacrer l'indifférence des autres. Se sentir faible, ne jamais comprendre, vouloir oublier, ne pas y parvenir, une envie insoutenable de s'écrouler et d'attendre que les minutes passent et nous délaissent. On s'enterre soi-même sous nos afflictions, nos inconséquences. Damnation, désolation, détresse, douleur, difficulté. Cettre lettre est un supplice.
Mais le pire dans tout cela, voyez vous, c'est que l'on a le sentiment que tout est de notre faute, on se sent ridicule de perdurer dans un chagrin que tout le monde a châtié, "c'est du passé". J'en fais probablement trop. Je n'y peux rien.

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