jeudi 27 mars 2008

DORINE.

Elle n'est pas dans la cuisine avec Bryan. Elle n'est pas dans la boîte. Elle n'est pas sur le point d'arriver. Elle n'est pas, plus dans l'atmosphère affolante et exaltante dégagée par Benjamin et ses compères. Elle n'est pas derrière son écran, ni collée à son téléphone.
Je crois que je l'ai perdue.

mercredi 19 mars 2008

HEART ATTACK.



Pour toi, j'en composerai des symphonies. Pour toi, j'en oublierai des dissertations. Pour toi, j'écrirai des sonnets poignants et renversants. Pour toi, je referai le monde: le soleil sera bleu et carré, la lune sera un cœur argenté, et la pluie sera d'or . Tu sais, pour toi, je chanterai encore tout l'amour idéaliste que je te porte, jusqu'à ce que je t'oublie, dans l'océan infini des médias dans lequel tu finiras par te noyer. Benjamin; Benjamin Siksou. Tu es un phénomène inutile que j'adule. Surtout ta foutue cicatrice. Mais je déteste ta chemise.

vendredi 14 mars 2008

ELLE SAIT, ELLE C'EST. {C}

Tu oublieras tout ce que j’aurais voulu que tu retiennes indéfiniment. Tu ne sauras pas que j’ai couru le plus vite possible jusqu’à tomber et me briser, pour l’éternité. Tu occulteras mes regards plein de misère, mon âme pleine de fissures. Tu ne respireras pas le souffle que j’aurais gardé des espoirs qui ne veulent pas s’en aller. Tu ne te poseras plus de questions, tu déchireras la page, fermeras ce foutu bouquin, avant de le jeter aux ordures, en crachant à la figure de tous ces souvenirs dont on aurait du s’abstenir.

mercredi 12 mars 2008

SURPRISE.



J'ai presque envie d'écrire "lol".

mardi 11 mars 2008

BENJAMIN TOI TU NE ME FERAIS JAMAIS CA.



Je n’attends plus rien de vous. Je suis prête au pire. Sortir avec elle ? Vivre avec elle ? Tant pis. Vous me surprenez chaque jour, et je ne peux vous ôter cela. Elle doit être fantastique si vous préférez la garder et que je me noie dans mes conflits intérieurs, plutôt que de me soutenir. Ce n’est pas un blâme, juste un constat, comme le dirait la propriétaire de n-d. Vous m’avez appris qu’en amitié, il faut toujours rester sur ses gardes et ne jamais s’abandonner dans un pudding de confiance et de joie. Écœurant. Cette erreur, je ne la referai plus, grâce à vous.

samedi 8 mars 2008

POLICE.

Je ne sais plus écrire, à présent. De poèmes, je veux dire, ou chansons. Je doute de chaque mot, de chaque sensation. Les larmes sont témoins. Je m'écroule au sol, sur le tapis, dans ma chambre. Je jette mon portable le plus loin possible, et je demande "pourquoi". Mauvaise scène. Faussement tragique et pathétique. Mais c'est la vie, c'est ma vie. Un coeur brisé n'est cependant jamais perdu. Il suffit de retrouver les pièces, un peu comme des boules de cristal, les réunir, et enfin demander à exaucer un voeu. Je suis aveugle, amputée des deux bras: comment les retrouver ? Le sort s'en chargera. " On peut souhaiter la loyauté d'une personne mais on ne peut pas l'exiger", "éloigne toi de tous ceux qui te font du mal", "oublie". Autant de phrases, autant de difficulté. Je vous énerve à présent, vous vous lassez. Deux mois et demi que ça dure. Deux mois et demi. Mais maintenant vous devriez comprendre à quel point ça me fait du mal, à quel point vous vous en fichez, tout simplement. Et vous rejetez la faute sur moi. J'ai l'air d'implorer la pitié ? Je m'en tape, je dis juste ce que je pense. Voilà tout.