Je ne sais plus écrire, à présent. De poèmes, je veux dire, ou chansons. Je doute de chaque mot, de chaque sensation. Les larmes sont témoins. Je m'écroule au sol, sur le tapis, dans ma chambre. Je jette mon portable le plus loin possible, et je demande "pourquoi". Mauvaise scène. Faussement tragique et pathétique. Mais c'est la vie, c'est ma vie. Un coeur brisé n'est cependant jamais perdu. Il suffit de retrouver les pièces, un peu comme des boules de cristal, les réunir, et enfin demander à exaucer un voeu. Je suis aveugle, amputée des deux bras: comment les retrouver ? Le sort s'en chargera. " On peut souhaiter la loyauté d'une personne mais on ne peut pas l'exiger", "éloigne toi de tous ceux qui te font du mal", "oublie". Autant de phrases, autant de difficulté. Je vous énerve à présent, vous vous lassez. Deux mois et demi que ça dure. Deux mois et demi. Mais maintenant vous devriez comprendre à quel point ça me fait du mal, à quel point vous vous en fichez, tout simplement. Et vous rejetez la faute sur moi. J'ai l'air d'implorer la pitié ? Je m'en tape, je dis juste ce que je pense. Voilà tout.